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Nouvelle communication - L'analyse transactionnelle
Écrit par Antoine Marie Paganelli   
09-10-2006

Sujet capital et , pour l'instant, prioritaire à l'Icres.

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Comment situer l’analyse transactionnelle ?

ImageL’analyse transactionnelle, élaborée par Eric Berne (1910 –1970) était, à ses débuts " une méthode nouvelle de traitement des troubles affectifs ". Elle s’est par la suite étendue à bien d’autres domaines dont celui de la formation à la communication et aux relations en entreprise. Elle fait maintenant partie des programmes universitaires de la plupart des étudiants et spécialement des infirmières. Elle intervient aussi dans le domaine de l’éducation.

Sans conteste, l’analyse transactionnelle est un produit de la nouvelle communication pour au moins quatre raisons.

  • On y retrouve le parti pris de rupture, avec la philosophie, avec la morale, avec la religion.
  • L’analyse transactionnelle abuse de la modélisation, activité par laquelle on élabore mentalement une construction pouvant représenter les phénomènes qu’ont veut étudier, mais qui sert aussi d’alibi scientifique aux extravagances d’une imagination intempérante.
  • On y trouve les ingrédients visant a invalider les cadres culturels issus de l’éducation parentale ou des institutions sociales. Les influences de la psychanalyse, de la cybernétique (chère à P. Watzlawick) et de l’anthropologie culturelle (Bateson), sont partout présentes.
  • L’idée de programmation de l’être humain, développée par A. E. Schlefen se reconnaît, également dans le discours de l’A.T. décrivant l’homme comme étant à l’origine de sa propre aliénation.

Dans notre ouvrage consacré à L’A.T, intitulé Ni Prince Ni Crapaud, nous avions pour ambition, par une réflexion épistémologique, de montrer l’absence de fondement rationnel et, a fortiori, scientifique de l’analyse transactionnelle. Nous déplorions que l’intelligence de tant d’étudiants, de cadres et de dirigeants soit déformée par ces considérations arbitraires. Nous avons étudié la nature et la portée de cette pensée, notant son caractère incompatible avec la foi catholique. Notre conclusion estimait que l’A.T. était un produit idéologique qui venait conforter la mythologie dominante du siècle où l’homme, qui se fait Dieu, prétend recréer la création.

Cet aperçu présente l’AT dans son orientation anti catholique, en prenant divers exemples, sans aller jusqu’à faire l’exposé complet de la théorie. Notre livre de 1996 y suffit. Toutefois, au regard des faits nouveaux portés à notre connaissance par le Docteur Nicot, nous ne pouvons pas ne pas parler de l’ignominie de faits qui ont entraîné la mort de plusieurs personnes. Ces agissements ont été perpétrés sous couvert d’une thérapie transactionnelle. Notre but est évidemment de dénoncer ces pratiques insupportables, ces " méthodes " conduisant au crime en blouse blanche, mais aussi, une nouvelle fois, la théorie qui les rend possibles. En ce domaine, il est vain de vouloir séparer les " dérapages " des concepts de bases et des développements qui les préparent.

Nous voulons apporter notre contribution aux actions qui permettront de faire interdire l’A.T, non seulement en tant que " thérapie ", mais aussi en tant que matière à étudier dans les formations à la communication et aux relations humaines dispensées par les entreprises, dans les cursus universitaires des étudiants en cycles courts et cycles longs, et bien sûr dans les formations d’infirmières.

En conséquence, nous modifions notre conclusion de 1996, qui aujourd’hui s’avère trop bienveillante. L’analyse transactionnelle ne se contente pas d’inventer des structures psychiques fantaisistes ou des maladies qui n’existent pas. Elle ne se contente pas d’abîmer les intelligences en racontant sur la psychologie des à-peu-près et des n’importe-quoi. Outil de déchristianisation, elle est cependant bien plus qu'une négation de la foi. Elle se structure elle-même comme une religion et s’efforce de singer l’apport de la vie surnaturelle, à savoir la grâce rédemptrice du baptême. Elle s’arroge le rôle de " refaire " les individus, de les refondre, de les faire renaître. Son projet s’identifie clairement avec un eugénisme mental. Cependant, n’est pas Dieu qui veut. Cette prétention démesurée s’est traduite en folie criminelle et meurtrière.

Il est plus que temps de prendre conscience qu’à force de penser n’importe comment, on finit par faire n’importe quoi.

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Dernière mise à jour : ( 09-11-2006 )
 
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